Hopper_beetle
Hopper Beetle
Click here to play this game
topblog Ivoire blogs

30/06/2013

LE CHITOSANT UN PRODUIT AIDE-MINCEUR.

Chitosan

 

Molécule chito.png            chito crustacé.jpg

 

Le chitosane ou chitosan est un polyacide composé de la distribution aléatoire de D-glucosamine liée en ß-(1-4) (unité désacétylée) et de N-acétyl-D-glucosamine (unité acétylée). Il est produit par désacétylation chimique (en milieu alcalin) ou enzymatique de la chitine, le composant de l'exosquelette des arthropodes (crustases) ou de l'endosquelette des céphalopodes (calmars...) ou encore de la paroi des champignons. Cette matière première est déminéralisée par traitement à l'acide chlorydrique, puis déprotéinée en présence de soude ou de potasse et enfin décolorée grâce à un agent oxydant. Le degré d'acétylation (DA) est le pourcentage d'unités acétylées par rapport au nombre d'unités totales, il peut être déterminé par spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier (IR-TF) ou par un titrage par une base forte. La frontière entre chitosane et chitine correspond à un DA de 50 % : en deçà le composé est nommé chitosane, au-delà, chitine. Le chitosane est soluble en milieu acide contrairement à la chitine qui est insoluble. Il est important de faire la distinction entre le degré d'acétylation (DA) et le degré de déacétylation (DD). L'un étant l'inverse de l'autre c'est-à-dire que du chitosane ayant un DD de 85 %, possède 15 % de groupements acétyles et 85 % de groupements amines sur ses chaînes.

Histoire

Le chitosane a été découvert en 1859 par C. Rouget en traitant la chitine avec du KOH concentré à température élevée. Le nom chitosan ou chitosane, a été proposé par HOPPE-SEYLER en 1894. Il est aujourd'hui produit commercialement à partir des déchets provenant de la consommation de crustacés et de la transformation industrielle de champignons. Le DA des produits commerciaux varie de 60 à 100 %. On peut remarquer que, tandis que la chitine est produite par un grand nombre d'organismes vivants, le chitosane n'a été observé que dans quelques micro-organismes. Il faut, suivant la source et le process utilisé, entre 25 kg et 10 kg de carapace pour faire 1 kg de chitosane.

Application en cosmétique et diététique

Le chitosane est utilisé dans les produits cosmétiques et diététiques. Il est connu depuis fort longtemps au Japon pour sa remarquable capacité de développer un gel protecteur dans l'estomac.

Le chitosane a des affinités chimiques avec les lipides, avec lesquels il se lie dès qu'il se trouve à leur proximité. Le chitosane peut ainsi "fixer" environ 15 fois son propre poids de lipides. Cette liaison ne pouvant être métabolisée, les graisses ne seraient donc pas absorbées par l'organisme. Les graisses et le chitosane seraient donc éliminés par les voies naturelles. Sous une forme thérapeutique, le chitosane devrait, pour ces raisons, être pris avant les repas. Cependant, cette capacité dépend du type de graisse. De plus, le chitosane n'est pas soluble dans les milieux dont le pH est inférieur à 2 donc l'efficacité du chitosane absorbé sous forme de poudre (capsule ou pilule) serait très faible et donc limitée à la partie du haut intestin où le pH est au-dessus de pH 2. Si le chitosane limite l'absorption de graisse, il ne fait pas perdre de poids : il en limiterait simplement l'apport.

Le chitosane abaisserait le niveau total de cholestérol LDL ("mauvais cholestérol") et élèverait le niveau de HDL ("bon cholestérol"). Il préviendrait également, aux dires de certains, l'apparition du cancer du côlon.

Autres propriétés diététiques évoquées mais non prouvées :

Application en médecineminceure.jpg

Le chitosane est actuellement étudié pour diverses applications dans le domaine des biomatériaux, notamment pour la régénération des tissus et l'ostéogénèse et la vectorisation de molécules biologiquement actives.

Le chitosane est également utilisé pour le traitement des eaux usées par filtration : comme c'est un polymère cationique, il permet de complexer les métaux lourds (liens de coordination), les graisses et certains composés phosphorés, et réduit la turbidité de l'eau de manière plus efficace que le sable. Il agit aussi comme aide-coagulant, réduisant ou éliminant ainsi les produits à base de polyacrylamide, d’aluminium (alun), actuellement utilisés dans les traitements d'eaux usées (Réf:Arnold Blais chimiste Marinard Biotech).

Le chitosane est un « capteur de gras ». Il a la capacité d'interagir avec les graisses du système digestif et donc limiter leur absorption. Ainsi, le chitosane peut être un complément efficace pour aider à la perte de poids durant les périodes de régime ou pour le stabiliser. La meta-analyse Cochrane de 20071, qui a évalué les essais cliniques disponibles relatifs aux effets du chitosane sur la perte de poids, a conclu que le poids corporel et tous les paramètres liés au cholestérol évoluaient de manière favorable après la prise de chitosane comparé au placebo. Pour les groupes de personnes prenant du chitosane, la différence moyenne dans la masse corporelle était de -1,7 kg (-2,1 à-1,3kg), changement statistiquement significatif. Dans ces nombreuses études cliniques, aucun effet secondaire particulier n’a été observé à la suite de l’ingestion de chitosane. La qualité variée (en termes de durée, de nombre et des caractéristiques des patients, de doses, de type de régime, de qualité et de caractéristiques du chitosane, etc.) des essais cliniques effectués pour évaluer l’influence du chitosane sur la perte de poids pourraient expliquer certaines des disparités observées dans les résultats des essais cliniques2 et les critiques exprimées quant à l'efficacité réelle du chitosane. Dans un modèle expérimental de l'estomac et du duodénum étendu, le chitosane a montré qu’il interagissait avec l'huile, ce qui en limitait l’absorption au niveau du duodénum et améliorait l'excrétion des lipides3. Cependant, le mécanisme d'interaction entre le chitosane et les lipides est encore méconnu. Bien que certains détracteurs affirment que la version modifiée du chitosane stoppe l'absorption de quelques minéraux, plusieurs études animales contredisent cette affirmation en démontrant pas ou peu d'effet. Chez la souris, l'ingestion de chitosane n'a pas diminué le niveau de fer, le zinc ou cuivre4. De plus, il n'y a aucune preuve chez l’homme d’effets secondaires néfastes, en particulier sur l’absorption de nutriments.*

En 2003, il existait environ 65 producteurs de chitosane dans le monde dont 95 % utilisent des crustacés comme source de matières premières5, on peut également le produire à partir de certains végétaux. Le marché du chitosane est en pleine croissance grâce aux applications de plus en plus nombreuses. Par exemple, en 2000, les ventes de comprimé à base de chitosane pour la perte de poids aux USA étaient estimées à 6 millions US$.

Attention au choix de son chitosan !!!

Le chitosan est une aide-minceur plutôt populaire parmi les personnes souhaitant maigrir, surtout celle qui aiment manger gras. On en trouve dans de nombreux produits diététiques destinés à la perte de poids. 

Le chitosan est présenté comme un "aimant anti-graisse" car il peut fixer jusqu'a 15 fois son propre poids en lipides, lipides qui ne seront pas absorbés par l'organisme mais éliminés avec le chitosan par les voies naturelles. 

De cette façon, le chitosan favoriserait la perte de poids en empêchant une partie des graisses du repas d'être absorbées. 

Chitosan.jpg

                                                    CHITOSAN DE GREEN WORLD

D'ou vient le chitosan ?
Ce bloqueur de graisse qui fait partie des aide-minceur "anti-graisses" vient de la carapace de crustacés (crevettes, crabe). Cette dernière contient une substance appelée chitine qui une fois traitée chimiquement (désacétylation), acquière la propriété de se lier aux graisses sans pouvoir être digérée.

Est-ce que ca marche ?
Le chitosan aide modestement à perdre du poids et ne saurait constituer à lui seule la solution pour maigrir. On trouve d'ailleurs de nombreuses publicités erronées autour de cette aide-minceur, comme quoi le chitosan serait capable d'absorber toutes les graisses, mais il ne s'agit la que de marketing et la réalité est que le chitosan élimine une faible partie des graisses prises au cours du repas. 

Les études faites sur le chitosan confirment que l’effet est modeste sur la perte de poids. Certaines études montrent une perte de poids d'un ou deux kilos, d'autres ne montrent pas d'effets significatifs. 

Dans une étude de 2006 (1) réalisée sur 150 femmes et qui s'est étalée sur 2 mois, on a donné 3 g de chitosan par jour à un des groupes de femmes et on a comparé les résultats aux autres groupes. Celles sous chitosan ont perdu 1kg de plus. 

Dans une étude de 2004 (2), on a donné à des obèses 3g de chitosan ou un placebo pendant 6 mois ainsi qu'un régime amaigrissant à suivre et des conseils d'habitudes de vie. A la fin du test, les résultats ont montré que le groupe chitosan a perdu plus de poids que le groupe placebo mais de façon modeste avec une différence que d'1/2 kilo entre les groupes.

 

Bien choisir son chitosantop minceur 2.jpg
Pour qu'il soit efficace et qu'il élimine bien le gras, il est nécessaire de bien choisir son chitosan lors de l'achat. La qualité du chitosan à une influence directe sur son efficacité. 

Il faut d'abord regarder le degré de désacétylation du chitosan, plus ce dernier sera élevé plus le chitosan sera efficace pour s'attacher aux graisses. Par exemple sur internet, on peut lire : « Chitosan de qualité pharmaceutique, 90 % désacétylé » ou encore « Notre Chitosan est désacétylé à plus de 90%. » 
Choisissez un chitosan qui à minimum 90% de pureté car on trouve des taux très variable sur le marché et ce dernier n'est pas toujours indiqué sur l’étiquette.

Il faudrait aussi regarder son poids moléculaire qui doit être faible car ce dernier influence la solubilité du chitosan dans l'eau et donc son efficacité, mais cette information est rarement indiquée sur le produit.

Bien utiliser le chitosantop minceure.jpg
Pour utiliser le chitosan de façon optimale, il est conseillé de le prendre juste avant un repas contenant des lipides.
En théorie, lorsque l'on absorbe moins de graisse le corps puise dans ses propres réserves et l'on perd du poids mais les choses ne sont pas aussi simples. S'il suffisait de prendre du chitosan ou toute autre aide-minceur pour perdre tous ses kilos ce serait bien, mais ne rêvons pas, le chistosan seul ne donnera que des effets limités.
Maigrir demande la mise en place et la modification de plusieurs facteurs. Il faut faire entre autre un régime amaigrissant avec en parallèle de l'activité physique et par la suite adopter de saines habitudes de vie.
A cette base, on ajoutera un produit amaigrissant qui nous convient car les problèmes de poids sont tous diférents.

 ****************************************************************

PS: Si vous pensez que cet article pourrait intéresser un ami ou un proche, n'hésitez pas à le lui transférer, ou le communiquer le lien du blog. 

 

 

10:48 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

16/06/2013

Gingko biloba UN ARBRE UNIQUE EN SON GENRE...

gingko3.jpg

Le Gingko Biloba est un arbre d'une force incroyable, c'est en effet le premier arbre à avoir repousser après la bombe atomique envoyé sur Hiroshima, alors que la pluspart de la végétation était complètement détruite. Le gingko est utilisé en médecine traditionnelle chinoise depuis plus de 4.000 ans, pour renforcer les fonctions cerébrales, combatre la perte de mémoire et favoriser la bonne circulation sanguine. Mais ses bienfaits sur la santé sont beaucoup plus vaste qu'on ne pourrait l'imaginer. Le gingko fait parti de la plus anciènne espèce d'arbre vivant encore sur notre planette.

gingko2.jpg

Le Ginkgo biloba est naturalisé dans le sud-est de la Chine dans les Monts Tianmushan. Il s'agit d'une espèce cultivée, la version sauvage ayant presque complètement disparu1. De là, il arrive au Japon et en Corée aux alentours du xiie siècle.

Engelbert Kaempfer, médecin et botaniste allemand séjourna au Japon de 1690 à 1692 en mission pour la Compagnie des Indes néerlandaises. Il fut le premier Européen à avoir fait une description de cet arbre dans son mémoire Amoenitatum exoticarum (publié en 1712)2.

Il rapporta des jeunes pousses de Ginkgo aux Provinces-Unies et c’est dans le jardin botanique d’Utrecht que le premier Ginkgo européen aurait été planté en 17302.

Le premier pied de Ginkgo biloba en France a été apporté par Auguste Broussonnet (1761-1807) qui l'avait reçu en présent de Sir Joseph Banks (1743-1820). Broussonnet le donna alors à Antoine Gouan(1733-1821) qui le planta dans le jardin botanique de Montpellier3 en 17782. Il donna pour la première fois des ovules le 12 avril 1812. En 1795, une bouture prise sur ce ginkgo de Montpellier est plantée au Jardin des plantes de Paris. Ces deux arbres sont toujours vivants à ce jour.

Origine du nom[modifier]

Le nom latin ginkgo vient de l'ancienne lecture japonaise ginkyō du mot chinois 銀杏, notée ぎんきょう avec la notation rekishiteki kanazukai dans l'atlas botanique « Kinmôzui » de Nakamura Tekisai (1629 - 1702)4.

En chinois moderne se prononce yín et signifie « argent », tandis que  se prononce xìng et signifie « abricot ». Le composé 銀杏 se prononce alors yínxìng : « abricot d’argent ».

En japonais moderne, ces caractères chinois se prononcent ginnan ぎんなん, en réservant le plus souvent cette prononciation pour parler du fruit, tandis que l'arbre est nommé ichō (イチョウ). La forme du « Kinmôzui » de Nakamura Tekisai n'est plus usitée.

Carl von Linné a suivi la notation ginkgo faite par Engelbert Kaempfer dans son livre Amoenitates exoticae publié en 1712. Cette notation est également présente dans les notes manuscrites de Kaempfer, ce qui exclut une erreur de typographie. Kaempfer aurait dû écrire « ginkjo » ou « ginkio » avec un « j » ou un « i » pour être cohérent avec les autres mots japonais qu'il écrivait4. Laromanisation Hepburn qui utilise un « y », et transcrit « ginkyō » l'ancienne lecture japonaise, ne fut inventée que beaucoup plus tard, en 1887. L'utilisation de la lettre « g » par Kaempfer demeure donc inexpliquée.

Le mot biloba vient quant à lui de la forme caractéristique des feuilles, fendues en deux lobes.

Le nom d’« arbre aux quarante écus » vient du fait que le botaniste français M. de Pétigny a acheté, en 1788, 5 plants de ginkgo à un botaniste anglais pour la somme considérable de 25guinées, soit 40 écus chaque pied5.

Le nom d’« arbre aux mille écus » est aussi expliqué par l’aspect de ses feuilles qui deviennent jaunes dorées à l’automne et forment comme un tapis d’or à ses pieds6.

Description[modifier]

Ginkgo biloba en automne.

Appareil végétatif[modifier]

Le Ginkgo est un arbre de taille moyenne à grande, pouvant atteindre 20 à 35 m. La durée de vie est très importante, celui du jardin botanique de l'Université de Sendai est âgé de 1 250 ans7. Selon le principe de coloniarité de Francis Hallé, le ginkgo est un être vivant potentiellement immortel; il n'a pas de prédateurs naturels, ni de parasites ou maladies. Les seuls facteurs externes défavorables seraient l'homme, les aléas telluriques ou climatiques8.

L’écorce des jeunes Ginkgo est d’abord lisse puis devient craquelée et fissurée avec le temps. Sa couleur varie du brun au gris.

Ses feuilles sont uniques parmi les spermatophytes, puisque formées de deux lobes en forme de palmes et ne présentant pas de nervure centrale comme la quasi-totalité des plantes modernes. Dotées d'un pétiole, elles sont insérées sur les rameaux par petits groupes de 3 ou 49 et atteignent de 5 à 15 cm de long. Ces feuilles sont caduques.

gingko4.jpg
Ginkgo biloba - Muséum de Toulouse

Appareil reproducteur[modifier]

Le Ginkgo biloba est rangé dans l'embranchement des Ginkgophytes ou des Préspermaphytes, proche de ceux des plantes à graines, avec le suffixe en -spermes. En effet, le Ginkgo biloba ne possède pas de graines, mais les individus mâles portent des chatons de forme cylindrique, et les femelles des ovules (individus dioïques). Un ovule fécondé par le pollen d'un autre plant de ginkgo mâle germera immédiatement, donnant naissance à une jeune pousse, généralement située au pied du plant mère.

Les ovules de Ginkgo sont souvent nommés, à tort, graine ou fruit. Les graines et les fruits n'apparaissent qu'avec les gymnospermes (ou conifères). L'ovule de Ginkgo germera dès que les conditions seront favorables, à la différence d'une graine où l'on peut mettre la pousse du nouveau plant entre parenthèses en la conservant au sec.

L'ovule est couvert d'un tégument de couleur jaune-brun, charnu extérieurement et coriace intérieurement, ce qui fait qu'on confond souvent cet ovule avec un fruit, notamment avec une drupe. L'ovule mesure de 2 à 3 cm de diamètre. Avant l'automne, il est lisse et attirant mais toxique, notamment la partie charnue du tégument, car elle contient de l'acide butanoïque. Ce dernier est à l'origine de l'odeur de beurre rance ou de vomissure que dégage l'ovule à l'automne lorsqu'il commence à se rider.

Composition[modifier]

Les feuilles contiennent une variété des substances, dont des flavonoïdes, des terpènes, des lactones sesquiterpènes, des ginkgolides et des bilobalides10. La plupart des recherches portant sur les effets du ginkgo sont faites avec un extrait nommé EGb 761, qui contient 24 % m/m de glycosides de flavone et 6 % m/m de terpènes de lactone11.

En 1932, Furukawa isola les premiers terpènes du ginkgo. Ceux-ci comprennent des triterpènes, des caroténoïdes, des polyprenols, des mono- et sesquiterpènes et des terpènes trilactones. Ces derniers regrouprent les ginkgolides et le bilobalide12Elias James CoreyPrix Nobel de chimie, fit la synthèse du ginkgolide B.

Reproduction[modifier]

Ovules et feuilles en automne.
Cônes polliniques mâles.

Le Ginkgo est un arbre dioïque, c'est-à-dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. Sa reproduction présente certaines caractéristiques communes avec la reproduction des fougères et d'autres communes avec celle des conifères et plantes à fleurs13.

En effet, après avoir produit ses ovules, le Ginkgo femelle reçoit du pollen que le ginkgo mâle produit en énorme quantité. Arrivé sur l'ovule, le grain de pollen germe et forme un tube pollinique libérant deux anthérozoïdes qui nagent dans le liquide de fécondation, vers les deux gamètes femelles. (Ce mode de fécondation est appelé zoïdogamie.) Chaque archégone peut être fécondé mais un seul embryon arrivera à maturité. La fécondation peut encore s'effectuer même si l'ovule est tombé à terre. Une fois cette fécondation effectuée, la jeune plante se développe sans passer par le stade de lagraine au sens botanique du terme.

La différence essentielle avec les conifères et plantes à fleurs se fait essentiellement au niveau de la production de l'ovule. Chez les conifères et plantes à fleurs, l'ovule est très petit et grossit une fois la plante fécondée en accumulant des réserves de nourriture pour la future graine. Chez le Ginkgo, l'ovule est déjà plein de réserves nutritives même si celui-ci n'est pas fécondé, et dans ce cas, elles auront été produites "en pure perte" - à première vue. Ce qui semble être un gaspillage finit par profiter à la plante : Toutes les plantes laissent une masse déchétuaire (racines, branches, fruit, pollen) qui font une litière. Cette dernière loge des organismes qui la décomposent et fabriquent l'humus, dans lequel les racines prélèvent leur alimentation : les éléments nutritifs sont remis dans le cycle alimentaire de l'arbre avec de surcroît la fabrication d'humus. Une autre caractéristique du ginkgo est que l'ovule une fois fécondé n'a pas le pouvoir d'hibernation d'une graine et doit germer sans attendre.

La seule autre plante à ovules est le cycas.

Le sexe d'un arbre est difficile à déterminer avant la production des organes de reproduction (ovules ou pollen). En effet, seules les femelles produisent des ovules. La plupart des Ginkgo plantés en ville sont des mâles obtenus par bouturage pour s'assurer qu'il n'y aura pas de production d'ovules nauséabonds.

La plante arrive à maturité sexuelle entre 20 et 30 ans et sa durée de vie peut excéder 1 000 ans1.

Endosymbiose[modifier]

Les cellules du ginkgo contiennent une algue endosymbiotique du genre Coccomyxa1,14. À ce jour, ce type de symbiose, entre une microalgue et une plante supérieure, est unique14.

Culture[modifier]

Feuilles

Le ginkgo est peu exigeant pour la qualité du terrain. Il aime cependant les sols siliceux ou silico-argileux frais.

Les arbres sont faciles à obtenir par germination des ovules15.

Un exemple extrême de sa résistance est le fait qu'il fut l'une des rares espèces à ne pas avoir souffert de l'explosion de la bombe atomique le 6 août 1945 à Hiroshima. Un ginkgo biloba situé à moins d'un kilomètre de l'épicentre a survécu, les études scientifiques réalisées par la suite ont prouvé sa résistance aux agents mutagènes16.

Utilisation[modifier]

Adopté en juin 1989, le symbole officiel de Tokyo est une feuille de Ginkgo bilobaverte stylisée, en forme de T pour Tokyo. Elle est un signe de croissance, prospérité, charme et tranquillité.

Médecine[modifier]

Le ginkgo est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise depuis l'antiquité. Les résultats de plusieurs études scientifiques montrent que les potentielles applications médicales de cette espèce sont variées17. Les feuilles contiennent une variété des substances, dont des flavonoïdes, desterpénoïdes, des lactones sesquiterpènes, des ginkgolides et des bilobalides10. La plupart des recherches portant sur les effets du ginkgo sont faites avec un extrait nommé EGb 761, qui contient 24 % m/m de glycosides de flavone et 6 % m/m de terpènes de lactone11.

Les effets du ginkgo sur l’organisme sont nombreux, mais certaines croyances concernant ses vertus thérapeutiques demeurent à ce jour infondées. Parmi les effets observés, notons une activité antioxydante, une augmentation du débit sanguin notamment cérébral, une potentialisation desneurotransmetteurs et une modulation du métabolisme du glucose18.

Riche en flavonoïdes, l'extrait de feuilles de ginkgo est un puissant antioxydant19 avec des propriétés neuroprotectrices. C'est pourquoi on pense qu'il pourrait avoir un effet bénéfique pour diminuer les pertes de fonctions liées au vieillissement20. On lui attribue parfois des vertus protectrices contre lamaladie d'Alzheimer ou la démence, mais aucune différence significative n'a été démontrée entre l'effet de traitements d'extrait de G. biloba et un placebo21,22,11,23. De même, il n'y a pas d'effets démontrés sur les troubles cognitifs des sujets âgés24.

Son utilisation pharmaceutique a été proposée pour ses capacités vaso-dilatatrices qui pourraient permettre de traiter certains problèmes associés au vieillissement comme la perte de la mémoire, de même que des problèmes de peauvariceshémorroïdes et jambes lourdes. Il permettrait aux personnes atteintes du syndrome de Raynaud de supporter le froid25.

Le fait que l'extrait de G. biloba soit un antiagrégant plaquettaire semble relié à certains cas d'accidents vasculaires26,27,28,29.

Alimentation[modifier]

La « graine » de ginkgo entre dans la composition du chawanmushi japonais. Les « graines », comparables aux pistaches, sont une nourriture traditionnelle en Chine, souvent servie aux mariages ; elles sont parfois aussi considérées comme aphrodisiaques.

Ornement[modifier]

Ginkgo bonsaï

On trouve des ginkgo aujourd'hui dans de nombreuses rues et parcs des grandes villes en raison de sa résistance à la pollution et du caractère ornemental de ses feuilles. L'arbre est cultivé intensivement (en particulier pour l'usage médicinal de ses feuilles) en Europe, au Japon, en Corée et auxÉtats-Unis[réf. nécessaire].

À cause de l'odeur rance désagréable des fruits (la paroi externe des ovules se décompose en dégageant une odeur d'acide butyrique)30, les ginkgos plantés ont plutôt tendance à être des arbres mâles. Un Ginkgo biloba femelle d'origine japonaise a également été planté au centre ville de Toulouse, avant d'être enlevé31.

Il existe aussi sous forme de bonsaï.

Symbole[modifier]

La feuille de ginkgo est le symbole de la ville de Tokyo au Japon. L'arbre est fréquemment cité dans les romans japonais de l'époque Meiji et contemporains (moins que les cerisiers en fleurs et les érables de l'automne, cependant).

Le Ginkgo biloba est également l'arbre fétiche de la ville de Weimar (Allemagne) dans laquelle Goethe résida.

LE PRODUIT GINGKO DE GREEN WORLD

2245837937.jpg

23:16 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |